Israël a déclaré dimanche qu’il retarderait la libération de centaines de prisonniers palestiniens qu’il avait prévu de libérer un jour plus tôt, jusqu’à ce que le groupe militant Hamas remplisse ses conditions, soulignant ainsi la fragilité de l’accord de cessez-le-feu de Gaza. Le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu a publié une déclaration dans les premières heures de dimanche, affirmant qu’Israël avait suspendu la libération de 620 prisonniers et détenus palestiniens “jusqu’à ce que les prochains otages soient libérés sans cérémonies humiliantes.” Cela faisait référence aux récentes libérations par le Hamas que des responsables de l’ONU ont déclaré violer le droit international. Le Hamas a fait apparaître des otages sur scène devant des foules et parfois même les a fait parler là-bas, avant d’être remis. Les cercueils contenant les corps sans vie des otages ont également été portés parmi les foules. L’annonce d’Israël, qui a également accusé le Hamas de violations répétées du cessez-le-feu d’un mois, est intervenue après que le groupe militant palestinien a libéré samedi six otages dans le cadre d’un échange convenu dans l’accord de cessez-le-feu. Les six otages libérés samedi étaient les derniers captifs israéliens vivants à être remis lors de la première phase du cessez-le-feu. Les corps de quatre otages israéliens décédés seront libérés la semaine prochaine. Il n’a pas encore été précisé si Israël avait demandé des garanties pour cette libération ou d’autres libérations d’otages. Après le retour des six otages en Israël, le Hamas a publié une vidéo dans laquelle deux autres otages, Eviatar David et Guy Gilboa-Dalal, étaient vus suivant la libération des otages samedi. Un porte-parole du Hamas a par ailleurs accusé Israël de violer le cessez-le-feu en ne libérant pas les prisonniers palestiniens, comme cela avait été prévu.